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Nole Volé

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 28 août 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 sept. 2022


La vie est si dure sans Roger.

Déjà 14 mois sans toi, après un 6-0 sur ta pelouse londonienne !

Exfiltré par un grand dadais polonais !

Il parait qu’on va te revoir à Bâle, en octobre prochain, après un an et demi hors des courts. En 2017, tu nous avais déjà fait le coup du come-back invraisemblable. Mais ça fait cinq ans, et c’était après six mois d’arrêt. A l’époque, tu n’avais que 35 piges mon petit Roger. Cette fois, ça sent le sapin …


Borg avait tenté le coup, après 7 ans de retraite !

En 1984, il jette l’éponge après une défaite contre Riton à Monte Carlo : un café, l’addition et retour au bled pour gérer son élevage de rennes.

En 1991, il avait même ressorti ses vielles Donnay du grenier, fidèles épées du chevalier suédois. Peut-être un peu naïf, voir un brin fanatique, j’y avais cru jusqu’à ses 13 défaites au 1er tour des 13 tournois qu’il joue, le tout sans gagner un seul set.

Bergelin, son coach historique déclare alors : « Il transportait une douzaine de vielles raquettes pleines de poussière, tout droit sorties de son placard. Jouer avec une raquette en bois en 1991, c’était comme aller en Irak avec une carabine ».

Au-delà d’un bilan comptable impitoyable, le Sud-Africain Wayne Ferreira se permet même de clasher l’idole : « On a tous envie de jouer Borg, car c’est l’assurance de passer au premier tour » !

Un cynisme qui en dit long sur le fiasco de ce revival…

Avant cette mascarade, notre chevelu scandinave avait enquillé 11 majeurs, avant d’arrêter à seulement 26 ans, et en n’allant qu’une seule fois en Australie, totalement allergique aux kangourous.

Ice Borg domine le tennis de la fin des années 70, mais l’US Open se refuse à lui. Malgré 4 finales, Connors et McEnroe le privent de cette vierge inaccessible.


L’US n’est pas un tournoi comme les autres.

L’atmosphère y est étouffante, le public bruyant et indiscipliné, l’humidité suffocante. Il y a souvent des surprises. A ce jour, Safin, del Potro, Cilic, Thiem et Medvedev y ont décroché leur unique timbale.

Personne n’y a remporté plus de 5 titres, loin des records des trois autres majeurs.

Les 23000 places du Arthur Ashe Stadium ont souvent été le cimetière des illusions perdues.

Des 5e sets fatals, Borg en 80 contre McEnroe, Roger en 2009 contre del Potro et Medvedev en 2019 contre Nadal.

Mais celui qui peut nourrir le plus de regrets, c’est bien Djoko.

En 2020, il est disqualifié devant des tribunes vidées par le covid parce qu’une juge de ligne s’écroule, touchée par une balle lancée par le Serbe.

En 2021, il se fait matraquer d’une façon inexplicable par Medvedev. Deux grand-chelems qui lui échappent bêtement alors qu’il marchait sur l’eau.

Ce qui avec 23 titres, ferait de Nole le GOAT incontestable.


Roger est le joueur le plus élégant jamais vu sur un court : un homme aboli des lois de la gravité, comme Fred Astaire sur les planches. A la frontière de l’art et du sport, on nage dans le divin en compagnie de quelques invités de marque, comme Jordan ou Sugar Robinson.

Novak est un mal-aimé.

Sa personnalité dérange, son humour est acerbe, celle-là c’est cadeau !

Plus jeune, il imitait avec talent ses ainés, qui appréciaient moyennement de se voir caricaturés. Je ne sais pas si Nadal riait de voir ce trublion se toucher la bite, le cul, le nez et les oreilles avant de servir…

Il est intelligent, fairplay et parle 73 langues. C’est le seul qui répond aux interviews en français à Roland, en espagnol à Madrid, en catalan à Barcelone, en italien à Rome et en morse à Mourmansk…

Et pourtant, il passe souvent pour quelqu’un d’hautin et de suffisant, contrairement à Rafa et Roger qu’on affuble de toutes les qualités du monde.

La réalité est certainement moins évidente…


C’est un athlète incroyable, qui allie souplesse et coordination. Comme tous les grands, il continue de progresser sur ses coups. Mais surtout, c’est le meilleur relanceur du circuit. C’est le seul joueur qui réussit à trouver la clé pour retourner les services les plus fous. Roger en a souvent fait les frais, et le dernier en date, c’est Kyrgios à Wimbledon. Un set pour se régler, et Djoko, s’est mis à relancer les missiles de Nick comme un service de troisième série au tournoi de Pontault-Combault.


Ce dangereux criminel n’est pas vacciné.

Il a prouvé qu’il savait s’occuper de son corps, et jusqu’ici, la science n’a pas montré qu’il était plus contagieux qu’un autre. Début 2022, l’Australie n’a pas cru bon l’accueillir sur son vaste territoire. Pourquoi pas si on imagine des autorités médicales encore un peu frileuse sur le sujet du corona. Mais là, en août 2022, lui refuser de fouler le sol américain !

Alors que même les tantes pourront aller au Qatar.

Quelle honte !

Deux majeurs où cet homme de 35 ans ne peut même pas défendre ses chances, qui étaient loin d’être nulles. Il aurait pu s’approcher des 25 !


Celui qui va soulever la coupe sera un usurpateur.

Surtout si c’est Nadal.

Surtout que ça ne peut pas être Roger.

Sauf si Borg fait un come-back gagnant !

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