C’EST PROBLEMATIQUE !
- 20 janv.
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Les bleus nous ont offerts leur premier vrai match de l’Euro.
Pas de retard à l’allumage, mais il faut être deux pour danser le tango. Idem pour le handball, Ukraine et Tchéquie se sont proprement fait tabasser. Comme on le dit en pareil cas, Guillaume Gille a fait tourner. Chacun a pu monter le bout de son nez, le staff s’est payé le luxe de laisser Aymeric Minne à l’étable se refaire une santé.
génie
Ça tombe bien, ce joueur a quelque chose que les autres n’ont pas : plus rapide, plus simple. Un truc en plus, un jeu « pur », direct et dépouillé, qui procure un sentiment de facilité déconcertante. Qualité de pied, coordination, vitesse d’exécution, c’est la marque de celui qui tutoie le génie. Comme Roger raquette en main, on est aux confins du sport, à la frontière du « beau ». La doublette qu’il forme avec Dika est irrésistible.
Longtemps privé de dessert, on souhaite au Nantais de se construire un palmarès à la hauteur de son talent.
Jamais gagnants, trois fois placés, les Norvégiens ne sont pas les Scandinaves les plus médaillés du concert international. Certains spécialistes estiment même qu’ils sont en perte de vitesse. Tout ça c’est sur le papier, 5/5 à la 14e, on se dit que les jouer les « Hommes du Nord » devant leur public n’a rien d’une balade de santé. 15/10 à la 23e… 20/17 à la mi-temps… 30/25 à la 45e… pour finir à 38/34.
L’écart à souvent été de 5 buts, sans toutefois enfler comme on aurait pu le penser. La faute aux adversaires qui n’ont pas sombré, mais aussi à la défense qui n’a jamais semblé en mesure de leur mettre la tête sous l’eau.
Depuis Barcelone 92, l’ADN de l’équipe de France est largement défensif. 18/16 contre une ambitieuse équipe d’Espagne, les manivelles étaient de sortie en ouverture du tournoi olympique. Les Barjots et leurs descendants ont bâti leur invraisemblable palmarès sur des fondations solides : de Mahé-Richardson-Munier-Médart à Dinart-Gille-Omeyer, des légions étrangères sont venues pendant 20 ans se casser les dents sur la défense tricolore.
Grand fan devant l’Éternel, Thomas Villechaize le sait bien. Ancien gardien de but, il voue un culte à l’immense Thierry Omeyer, facteur X des tonnes de métal amassées par les Bleus. On aura certainement du mal à faire mieux avant longtemps, alors il faut faire avec. Retrouver un tel compétiteur, un gars qui entre dans le cerveau de tous les tireurs n’est pas évident, pas sûr qu’on y parvienne avant longtemps.
26e but norvégien à l’aile :
- au dessus des bras, c’est problématique !
Plus tard après un arrêt :
- Sauvé par son poteau.
Ou alors :
- Bien aidé par sa défense.
Thomas aurait-il une dent contre Rémi Desbonnet et son mètre 82 ?
Analyse de fin de match :
- Ça aura vraiment été la défaillance. 25 % d’efficacité seulement avec 5 arrêts rendus très faciles par la défense.
Le pauvre Rémi se fait découper alors qu’avec 4 arrêts, le grand Charles ne fait pas mieux… Pas facile de passer après Titi… Demandez donc à Vincent Gérard !





Bonjour Nicolas, ravi de retrouver tes billets d'humeurs et tes articles frappés au sceau du bon sens et d'une jolie observation. En plus, je comprends tout ce que tu écris... Et si on te propose un poste de commentateur consultant, vas y ! A plus