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LE MARQUIS DE KARABA

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 22 janv. 2019
  • 3 min de lecture

CHAPEAU BAS CHAPEAU BAS ! GLOIRE AU MARQUIS DE KARABA !

Le Marquis de Carabas est un personnage du Chat Botté, célèbre Conte de Perrault. Troisième fils d’un meunier sans fortune, son ascension sociale est aussi fulgurante qu’inattendue.

En moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire il se retrouve gendre du Roi.

Le 19 Octobre dernier, Nikola Karabatic se fait opérer d’un hallux valgus au pied gauche qui le faisait souffrir depuis 2016.

Un oignon !

Résultat, entre quatre et six mois d’arrêt, autant dire que ses copains iront jouer à la baballe sans lui au mois de janvier en Allemagne.

Moins de trois plus tard, le prodige est de retour sur les parquets du Mondial, avec les dents qui feront tout pour le rayer.

Le parisien est tellement associé aux nombreuses victoires de l’équipe de France, que cette compétition avait un intérêt.

Celui de voir comment les bleus joueraient sans lui, et accessoirement, s’ils pouvaient s’offrir une septième étoile.

Mais depuis des semaines, un feuilleton tournait en boucle dans les chaumières.

Et s’il revenait ?

Puis la rumeur s’est faite possibilité.

Puis Nikola a rejoint le groupe à Berlin.

L’homme qu’on a vu dans les tribunes encourager les copains lors de leur ballade de santé contre les Serbes n’était pas un spectateur comme les autres !

De possible, son come-back est devenu probable.

Pour l’évidence, on attendra quelques jours.

C’est dommage, Charles Perrault a pris une retraite bien méritée, il n’est plus là pour nous narrer les nouvelles aventures du Marquis de Karaba.

En tout cas, ce suspens mettra un peu de piment dans ce premier tour, de quoi patienter jusqu’au France-Allemagne de mercredi soir.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de l’interview de Laurent Koscielny dans Canal Football Club.

Le défenseur évoquait les sentiments négatifs qu’il a ressentis quand ses potes ont soulevé la Coupe du Monde.

Rare et émouvant, dans un domaine où les discours sont souvent d’un conventionnel à faire pâlir un janséniste.

En particulier dans le handball où il est de rigueur de ne jamais sortir des valeurs en vogue, humilité, transmission, travail, esprit d’équipe…

J’aimerais bien savoir ce qui se passerait dans le crâne de N. Claire, de M. Grébille ou R. Lagarde si on leur annonçait qu’ils doivent laisser leur place à l’idole.

A moins d’une blessure lors des prochains matchs…

Pas facile, même si on imagine que le discours sera convenu.

En fait, comme toujours dans le sport, tout dépendra du résultat.

Vous me direz, ça n’est que du sport.

Transposons-nous dans la vraie vie.

Au travail.

- Monsieur vous êtes à l’essai trois jours. Si vous ne finissez pas ces 350 m2 de carrelage avant mercredi, Marcel vous remplacera. D’ailleurs à partir de demain, il sera là pour vous observer.

Ou mieux, dans votre vie amoureuse.

- Chéri, c’est toi qui passeras cette nuit avec moi.

- Oh mon amour…

- Par contre, j’te l’ai pas dit mais Michel sera dans le fauteuil à côté du lit.

- Un plan à trois ?

- Non pas du tout. Mais si jamais ça n’est pas terrible, il pourra prendre ta place !

Mais revenons un peu à notre mondial.

En cas de septième étoile, l’histoire retiendra que c’était bien managé.

La vitrine de la Maison du handball se garnirait d’une coupe de plus.

16 gars la fêteraient dans la nuit danoise.

Un dix-septième peut-être un peu moins, ou alors avec quelques regrets au fond de sa chope.

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