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MMA

  • 25 juil.
  • 3 min de lecture

Le MMA n’est pas seulement une assurance, c’est aussi un sport de combat très prisé en Amérique du Sud : le Mixed Martial Argentin ; plus que la boxe en Thaïlande ou la lutte au Sénégal.


Dans ces conditions, la domination statistique de la bande à Leo n’est pas étonnante : les Espagnols se sont fait manger tout cru ! Malgré certains chiffres anecdotiques ( possession tirs tentés, expected goals ou incursions dans la surface proches du néant ), cette finale a sans doute été la plus belle de l’histoire. Deux coups de boule, trois étranglements, fauchages, coups de genou et de poing en veux-tu en voilà, tout l’arsenal y passe ; à une olive et une fourchette près, on aurait tutoyé la perfection. Côté insultes, trashtalk et quolibets, la performance ne l’est pas moins : on note en particulier quelques cabron, cornuto voire hijo de puta distillés avec talent.


Deux pauses fraîcheur de cinq minutes, une mi-temps de vingt-sept, du Madonna, du Shakira, deux prolongation et vingt minutes de temps additionnel, le spectacle n’est pas seulement sur le terrain. La cérémonie de remise du trophée est majestueuse et interminable, un clown peroxydé s’agite, s’incruste sur le podium et régale le public. Ce célèbre humoriste avait déjà annulé un carton rouge, bombardé l’Iran et augmenté les droits de douanes de 200 %.

Quel scandale, les Espagnols raflent toutes les récompenses individuelles : meilleur jeune, meilleur joueur et meilleur gardien ! Rien pour l’Argentine, même pas une récompense pour le plus beau KO !     

 

Sans superstar supposée à chaque poste, fait de propreté technique et d’intelligence tactique, le jeu de la Roja est remarquable. Le foot ibérique à le vent en poupe, comme jadis, les fringantes caravelles d’Hernan Cortès. Champions d’Europe, Olympique, du Monde hommes et femmes, ils ont tout raflé à part le cécifoot, le chamboule-tout et la course-en-sac.

La génération dorée de Xavi, Iniesta et confrères nous avait déjà fait le coup en de 2008 à 2012 avec deux Euros et un titre mondial. Une disette pendant dix piges et ça repart. Dans un contexte économique sinistré, le pays a su toucher le fond avant de remonter. Rien ne vaut une bonne crise pour redéfinir une politique et bosser intelligemment.

 

En France, le RC Lens et quelques autres ont montré qu’on pouvait performer en étant raisonnable. Avant tout allait bien, l’oseille coulait à flot ; Vincent Labrune se versait la modique somme de 100 000 balles par mois, une broutille au regard du milliard qu’il nous promettait. A 200 patates de droits TV la saison, des administrateurs sans cœur ont osé diviser ses émoluments par quatre, alors que la boutanche de Romanée Conti dépasse facilement les 50 000 €.

On a les meilleurs joueurs du monde, le meilleur coach, la meilleure formation, ça n’empêche pas l’Espagne de régulièrement nous botter le derche et les clubs d’être exsangues… hormis le FC Qatar et deux-trois petits malins qui surnagent.


Dédé au frigo avec sa raquette de padel, Guy à l’Ehpad, on prédit un avenir radieux à Zizou. Trois étoiles en trois ans au Real, Zinédine est l’alchimiste qui va tout changer. Son talon d’Achille, c’est la com : pas de problème si ça gagne, on craint le pire en cas de tourmente.

Entré par la porte de service, Philippe Diallo est le nouvel homme fort du foot tricolore. On sait qu’il lui faut sérieusement repenser la politique fédérale, du monde amateur au professionnel, en passant par la formation des cadres et des joueurs. Dans l’urgence, il a soumis Zidane à une sévère semaine d’entraînement avant sa conférence de presse d’investiture. Nos envoyés spéciaux y étaient :


- Zinédine, un petit mot sur Didier Deschamps ?

- Euh… bah… euh…

- Un titre, deux finales, c’est pas mal quand même ?

- Il les a perdues ce bouffon !

- Non, non pas ça !

- Qu’est-ce que je dois dire alors ?

- Un truc du genre : je rends hommage à mon prédécesseur pour la qualité du travail accompli.

- Ah OK : ouais c’est pas mal, t’as eu de la chatte gros bâtard.

- Mais non ! Passons à une autre question : en tant que sélectionneur, pensez-vous laver l’affront de votre dernière sélection ?

- Mais j’ai pris ma douche !

- ???

- Pas besoin de me laver le front.

- Non je parlais de votre réaction impulsive après les mots de Materazzi.

- …

- Quand il a insulté votre mère.

- Il a dit quoi déjà ?

- Figlio de puttana.

- T’as dit quoi là ?

- Figlio de puttana.

- T’es sérieux ! J’vais te niquer enculé !

 

Truffées de bugs inimaginables, les interviews de Dédé nous manqueront. Son successeur a du potentiel, on espère simplement qu'il confirmera : se marrer est la chose la plus importante en ce bas monde, bien plus qu’une troisième étoile…   

 


 
 
 

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