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IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RAYAN

  • 29 juin
  • 3 min de lecture

Et dire que Dédé n’était même pas là pour assister à son triplé !


En 25 minutes, Ousmane a fermé toutes les bouches qui avaient osé l’écorner. Kiki l’avait dit, Kiki l’a fait : absolument partout pendant 30 minutes, en défense, en décrochage, en percussion, dos au but,  à la passe, un tir sur la barre… un festival !

Des journalistes « sérieux » soulignent qu’il est devenu un captain exemplaire, en mission depuis l’élimination du Real de C1. Soucieux de ses stats certes, mais totalement habité par une deuxième étoile : discussions avec le coach, avec ses coéquipiers, logistique, primes, cryothérapie… Il sait bien que chaque détail compte, c’est maintenant la bande à Kiki !


Les ronchons de service auront noté que l’adversaire du jour n’était qu’une version édulcorée de la Norvège, avec Haaland et Ødegaard en tribunes. On aura compris que dans ce Mondial à 48 équipes, certains exploits « légendaires » sont à prendre avec précaution.

A 41 ans, Ronaldo est le premier joueur à marquer lors de six Coupes du Monde, grâce à son doublé contre… l’Ouzbékistan.

Un triplé contre l’Algérie, un doublé contre l’Autriche et un sixième contre la Jordanie, Messi  enfile les perles. A 39 ans,  il est le meilleur buteur all time de cette compétition avec 19 buts.

Mbappé pointe à 16 unités, mais si on passe à 96 équipes, Kik’s pourra en claquer huit en 2034 contre les Maldives. Seul problème, à 50 barreaux, Cristiano et Leo seront encore aptes à en enquiller six contre Saint-Christophe-et-Niévès ou les Îles Marshall.

Le Mondial est devenu un Barnum où les superlatifs foisonnent : on s’extasie devant les la bravoure du Curaçao ou les prouesses de nos idoles planétaires ; rien n’est de trop pour promouvoir le produit, et remplir les caisses déjà copieusement garnies de la FIFA…

 

Les Bleus ont le vent en poupe.

On voit mal qui pourrait empêcher notre quatuor infernal  de tourner rond. L’ Argentine, l’Espagne, l’Angleterre, le Portugal ? Il reste 5 matchs pour être champion, il arrivera un moment où tout ne roulera pas, il faudra bien changer quelque chose. Et ce truc en plus s’appelle Cherki, le seul qui puisse changer le cours d’une rencontre quand on ira dans le mur. Remember son entrée il y a un an en Ligue des Nations contre la Roja !


Cette catégorie unique de joueur n’est pas évidente à manager : faut-il lui assurer du temps de jeu pour entretenir la machine ou le garder au frigo pour lui mettre la rage et tout péter quand on fera appel à lui ?

C’est un footballeur génial, entier, irrationnel et parfois déroutant. Pas précisément prétentieux, mais on l’imagine mal ronger sereinement son frein sans se dire qu’il ferait mieux que ce qu’il voit sur le gazon. Ça peut le rendre clivant, avec une communication déroutante, demandez donc à Pep Guardiola qui l’a régulièrement envoyé sur le banc cette saison !

 

C’est vraiment le mec qui pourrait débloquer un scénario inéluctable.

En quête de la timbale, son capitaine le sait. A lui d’aplanir les angles et d’aider son complice à accepter une situation difficile, comme il a su le faire avec Dembélé.


Ne lâche pas Rayan, ne sombre pas dans les burgers et la Budweiser : la Patrie aura forcément besoin de toi prochainement.

 

 

 

 

1 Avec un A, pas comme dans le film de Spielberg


 
 
 

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