IL FAUT SAUVER LE SOLDAT OUSMANE
- 26 juin
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Depuis ses 25 pions inscrits en deux saisons à Rennes, on savait le bougre talentueux. Le regretté Rolland Courbis ne disait-il pas de lui qu’il aurait pu dribbler trois gars dans une cabine téléphonique ?
Tout ça au lieu d’appeler sa maman, qui est de nature très inquiète.
Le Borussia Dortmund débourse 15 plaques en 2016 pour s’attacher ses services… et le revend 145, un an plus tard au Baça ! Ça s’appelle un jackpot.
Cinq ans en Catalogne, l’attaquant français alterne le chaud et le froid : 40 buts pour autant de passes D, une hygiène de vie contestable, une réputation de gamer et en prime, des blessures récurrentes. Malgré ce bilan mitigé, le PSG le rapatrie pour la modique somme de de 50 patates : il rejoint la bande à Kik’s.
3 buts, 2 en C1 et 11 passes D en 2023-2024, les stats du Normand sont celles d’un distributeur de caviars dont Kiki profite largement ; mais qui devant le but, envoie régulièrement des missiles sur le périph. Après un feuilleton irrespirable, sont pote rejoint la Maison Blanche. Nombreux sont ceux qui se demandent à quoi pourra servir un passeur sans avant-centre autre que Lee Kang-in ou encore Gonzalo Ramos, l’éternel remplaçant ?
De judicieux analystes estiment même qu’il faudrait le transférer !
Mais ce club de loosers patentés est devenu la bande à Luis. Alors que que tout le monde attend un goleador pour remplacer Mbappé, Neves, Doué, Pacho et Safonov débarquent dans la Capitale. Devant la presse dubitative, le coach y va de sa punchline :
« El equipo sera mas fuerte este ano », il faudra bien un jour que j’apprenne à insérer les caractères spéciaux !
« Une provocation de plus» , a du s’écrier Daniel Riolo en mangeant sa pizza !
Mais « Lucho » est un dur à cuire, qui va remettre le concept du « faux 9 » au goût du jour. Après quelques essais infructueux, c’est Dembélé qui s’y colle, lui dont l’adresse de buteur n’est pas légendaire.
Le 22 janvier 2025, le PSG doit absolument taper City s’il veut sortir de la phase de poule. 0-2 à la 23e, ça sent fort le sapin Porte d’Auteuil. Ousmane dégaine à la 56e pour un 4-2 au final, suivi d’un triplé une semaine après contre Stuttgart … Un barrage tranquille contre Brest, on connaît la suite : la machine est lancée, la légende est en marche ; d’autant qu’un certain Kvaratskhelia a rejoint la troupe au mercato hivernal.
Dorénavant, Luis s’exprime en français... mieux que Fernandez - son glorieux prédécesseur - disent les mauvaise langues.
Concernant la place du Ballon d’Or en bleu, tous les débats possibles ont agité les bocaux :
- Faut-il reléguer Kiki sur le banc ? A droite ?
- Faut-il remettre Ousmane à droite ? Sur le banc ?
- Faut-il le mettre en 10 / faux 9 et exiler Olise à droite ?
Dédé a tranché, la France jouera à 4 devant !
Charge à ces Messieurs d’animer, de permuter et de faire les efforts les uns pour les autres. On en doutait un peu, malgré une interview où Kylian a répondu sans hésiter qu’il devait cavaler un peu, en particulier vers son but ; et que l’équipe croyait en son Ballon d’Or. Un Kik’s rayonnant, drôle, vif, passant sans effort du français à l’anglais puis à l’espagnol. Un show merveilleux… devant les micros.
Mais le miracle dans cette histoire, c’est que tout s’est déroulé ainsi contre l’Irak. But de Mbappé, galette de Dembélé, doublé du capitaine et enfin caviar d’Olisé pour une première réalisation du Parisien en Coupe du Monde.
Tout ça est presque trop beau, mais ne faisons pas la fine bouche. Kiki n’est plus le marmot capricieux qu’on a connu. Il devient un chef de meute, qui certes ne s’oublie pas, mais qui prend soin de ses hommes. Le nouveau Messi ?
Ne nous enflammons pas, malgré des accélérations et des gestes de grande classe. Incroyable, on l’a même vu rater un dribble, puis revenir tacler comme un chien de la casse dans son camp.
Luis te l’avait bien dit : défendre, sauver le soldat Ousmane, c’est ainsi qu’on devient un grand joueur… et qu’on fait gagner son équipe.


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